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JE M'APPELLE Isen Hyinen ET JE SUIS Femme des Glaces
Diverses Informations
Multi-Compte : Traqueuse / Pisteuse

Informations RolePlay
Âge: 72
Métier: Pisteuse / traqueuse
Disponibilité pour RP: Relativement active
Message(#) Sujet: Isen Hyinen Jeu 7 Jan - 22:04

Identité du Personnage
Informations Générales
▬ Nom : Hyinen
▬ Prénom : Isen
▬ Âge : 72ans (septième jour du mois de la Foudre 1511)
▬ Genre :

▬ Groupe : Peuple des Glaces
▬ Métier ou Fonction : Maître Chasseuse / Pisteuse

▬ Origine : Sorëanne
▬ Nationalité : Cristal, quartier de la Cascade

Psychologie & Physiologie
Détermination, franchise, assiduité, vélocité, ténacité tant de choses qui peuvent me décrire sans pour autant me définir. Le caractère d'une personne est un mélange étrange et magique d'apprentissage de ses pairs et de ses propres émotions. Bien que fille du peuple des glaces, je ne suis pas froide et dépourvue de sentiments. Il s'avère jusque que dans ma façon de vivre, il ne m’est pas donné de rencontrer souvent mes semblables, excepté lorsque je leur donne la chasse. La nature, les immensités glacées, ont bien plus à m'offrir que Cristal. Je n'ai pas une grande hésite envers les êtres humains, ce qui me permet de faire ce pour quoi je suis douée… la traque. Si je devais vous donner un de mes points forts, ce serait sans aucun doute mon instinct de survie ou bien ma capacité d'adaptation. Comme m’a un jour dit ma mère: " Il n'y a nulle gloire dans la mort."
Je ne déteste pas mes pairs, ni les humains, mais je dois avoir le potentiel émotionnel d'un hélisson en comparaison des autres.

*****

Je ressemble à mes sœurs ou demi-sœurs de la Capitale, sans réellement leur ressembler. Ma peau est d'un bleu azur clair. Mes yeux d'un vert insolent de par leur intensité et leur clarté, mère aime à dire qu'ils sont à l'image des émeraudes les plus purs, je crois qu'elle en rajoute un peu. Ma chevelure est d'un noir aile de corbeau profond aux reflets bleu-nuit. Ils sont attachés en une lourde et épaisse natte ornée de quelques bijoux que mère m’a offert.
Le reste de mes ornements sont, bien que finement travaillés, plus ethniques et barbares, je les crée avec les choses que j'ai trouvé, comme des plumes ou des os d'animaux. Mon corps est recouvert d'arabesques d'un bleu foncé.
Pour ce qui est de mon mode vestimentaire, je me contente d'un pagne de bottes de cuir et d'une brassière qui résiste bien d'avantage à mon mode de vie. Mère m’a offert il y a longtemps une tenue digne de la cour de la Reine, je ne la porte que très rarement.

Biographie
Pour vous raconter mon histoire, il faut remonter à son commencement. C'est à dire vous parler de ma mère. Syrielle Hyinen était une des guerrières ayant l'honneur de résider à l'année dans la Garnison Royale. Elle était jeune vigoureuse, douée et éperdument amoureuse de sa supérieure, Isenne Numil, une femme à la personnalité de leader, dure et impétueuse, un rien sauvage peut-être. Leur idylle était un amour destructeur en quelque sorte. Ma mère était attachée à cette femme, quant à l'attachement de son chef, je ne saurais vous dire, ne l'ayant jamais connu. Quoi qu'il en soit, elles passaient de très bons moments entrecoupés de nombreuses disputes pour des choses assez triviales, en somme. Un jour de permission, mère est allée noyer son chagrin au fond d'un verre, ou devrais-je dire, plusieurs plutôt. Elle y a rencontré un homme qui a su l'écouter, la réconforter et l'aimer le temps d'une nuit, mon père.
Au petit matin, l'horreur lui saisit les tripes. Non pas qu'elle se sentait coupable d'avoir couché avec l'étalon à la chevelure aile de corbeau dormant à côté d'elle, non ce n'était pas ça. C'était bien plus insidieux. Elle avait l'impression d'avoir entaché son amour si pur pour sa bien-aimée Isenne. Elle savait que cette dernière ne dirait jamais rien sur le fait qu'elle soit allée voir ailleurs, mais ça n'avait pas été fait de manière consciente. C'était peut-être ça le pire. Elle ne se souvenait qu’à peine de sa nuit. Elle avait l'impression de ne pas avoir été correcte avec Isenne et cet homme dont elle ignorait jusqu'au prénom.

Silencieusement, elle s'était rhabillée, avait payé la note, et avait rejoint à pas de loup le baraquement de la garnison. De ce jour, la relation qu'elle entretenait avec Isenne fut plus tendue, délicate. Lorsqu'elles se retrouvaient ensemble pour passer un bon moment, elle culpabilisait un peu, elle gardait une réserve que sa supérieure ne connaissait pas, ce qui d'ailleurs semblait lui taper sur les nerfs, elle payait pour une chose qu'elle ignorait et dont Syrielle refusait de lui parler. Les mois passèrent sans que le ventre de ma mère ne s'arrondisse. Personne ne suspectait qu'elle fut enceinte et elle, encore moins. Tout était normal si ce n'est le fait qu'elle mangeait plus qu’à son habitude. Elle avait mis ça sur le coup de la déprime.
Quoi qu'il en soit, dans la matinée du septième jour du mois de la Foudre en 1511, Syrielle me donna naissance sans savoir réellement ce qui se passait. Elle était paniquée, terrifiée de ce qui lui arrivait. Tout abord des douleurs abdominales et voilà qu'elle rejetait de ce corps un être vivant.
Là-dessus, Isenne débarqua dans la chambre qu'elles partageaient. La surprise fut de taille. Ma mère en pleurs, moi également, gisant au sol près du cordon. Il s'en suivit la plus violente de leur dispute.

"- un… un bébé?!
- Nan ce n'est pas ce que tu crois. Isenne, je t’en prie ce n'est pas…"

Mère m’a dit que sa supérieure avait attrapé le drap et m'avait enroulée dedans avant de me laisser choir dans les bras de ma génitrice. Belle entrée en matière, n'est-ce pas?

"- Pas ce que je crois? Mais je ne crois rien! Je vois que tu as mis un enfant au monde sans même m'en parler! C'est quoi ton problème?
- Ne m'en veux pas, je ne savais pas…
- QUOI ?!! Tu ne savais pas que tu étais enceinte ?
- …nan…
- MAIS T'ES INCONSCIENTE MA PAUVRE FILLE ! Tu te rends compte de ce que tu as fait? Tu viens de mettre un être vivant au monde. Tu as des responsabilités envers elle! ASSUME TES CONNERIES.
- Isenne, s'il te plait aide-moi… je t'aime… je ne veux pas…
- Il fallait t'en soucier avant ma grande! Il est hors de question que je fasse quoi que ce soit pour cette enfant! C'est ton problème. J'y crois pas. Tu avais un brillant avenir devant toi. Toute ta jeunesse et toi tu fais quoi? Tu fous tout ça en l'air!
Pars, je ne veux plus te voir ici!
- …. Isenne je t'aime s'il te plait laisse-moi rester.
- Tu es une abrutie ou quoi ?! Une caserne n'est pas un endroit où élever un enfant. Dégage. Pars…. HORS DE MA VUE!!!!"

La voix d'Isenne avait été tellement forte qu'elle aurait pu faire trembler les murs. Mère s'était habillée à la va-vite, m'avait mise dans un sac qu'elle portait sur la poitrine et s'enfuit de la garnison, puis de Cristal. Elle parcourut les plaines glacées cherchant à gagner les Flèches Blanches, dans l'espoir de disparaitre aussi bien au sens propre qu'au sens figuré.
Elle y serait sans doute parvenue si un clan de nomades ne l'avait pas recueillie alors qu'elle gisait dans la neige, inconsciente de fatigue.

La vie de nomade est une vie rude, éprouvante et ingrate à bien des égards, pourtant mère décida de rester après l'offre généreuse du clan. Etant une ancienne garde royale, ses compétences pouvaient aider en certains cas, le reste du temps elle vivait comme tout membre du clan.

Comme vous vous en doutez, elle me donna le nom de son amour perdu, peut-être ainsi pensait-elle pouvoir m'aimer un peu. Cela ne fonctionna pas si mal que ça. Mon enfance fut tout ce qu'il y avait de plus normal, tout du moins pour moi. Etant la seule enfant du clan, j'avais en son sein une vingtaine de mères de substitution si besoin était. Syrielle m'enseigna très tôt l'art du combat. Wind, une ancienne, m'apprit à me servir de notre don inné. Changer de la glace en eau, de l'eau en glace, de la glace en neige ou en vapeur, tout était prétexte au jeu lors de mon enfance. Ma vocation est venue également du jeu.
Au départ, il s'agissait de trouver à qui appartenait les traces sur cette surface blanche. Et plus je trouvais plus je voulais voir l'animal. Au début, je me contentais de tourner autour du campement, puis avec le temps, mon terrain de chasse s'agrandit et avec lui mes déplacement en solitaire.

Bientôt les faunes de la terre de glace n’eurent plus de secret pour moi. Lorsque je tenais une piste, je voulais la remonter inlassablement sur plusieurs lieues et jours rien que pour voir l'animal, ou encore pour rapporter de la viande à la tribu.
Puis un jour, des traces nouvelles vinrent titiller ma curiosité. Des empreintes régulières provenant des humains. Je ne le savais alors pas encore, mais la surprise fut de rigueur, durant plusieurs jours, à distance, j'observais ces êtres emmitouflés dans leur tissus épais. Ils semblaient souffrir du froid alors que je me promenais, moi, en brassière et pagne? Etrange espèce que voilà.

Par la suite mère m'emmena avec elle parfois hors des terres froides pour commercer avec les humains, à proximité. Mais aujourd'hui je me demande si elle ne faisait que faire du commerce. J'ai encore en mémoire l'image d'une conversation dans un petit bureau semblable à une cellule, où Syrielle et un homme à la mine sombre, peu avenante, conversaient au-dessus de nombreuses cartes. Mère semblait lui parler d'un chemin à suivre à travers plusieurs milles. Je n'ai jamais posé la question et je ne la lui poserais pas. Elle avait sans doute ses raisons d'agir de la sorte. Quoiqu’il en soit, le monde des hommes fut l'occasion de suivre des pistes sur d'autres sols que je ne connaissais pas.
L'oiseau doit un jour quitter le nid dit-on. C'est également vrai pour le peuple des glaces. Je suis partie à l'aventure, seul, emportant uniquement un sac de vivres, une gourde et mes deux keris attachés à ma taille. Un devant et l'autre dans le dos.
A 18 ans, des envies et des rêves plein la tête, je suis partie.
J'ai bourlingué dans tout le royaume des hommes, visité tous leurs duchés. J'ai voyagé avec certains, conversé avec d'autres, je me suis battue mais j'ai également subi. Mais j'ai surtout grandi. Les épreuves sont des étapes importantes pour le développement d'un individu et j'y ai fait face.

A la suite d'une défaite cuisante inscrite dans ma chair, j'ai volontairement écarté au maximum les humains de ma vie, j'ai décidé de vivre seule dans leur nature luxuriante, découvrant par la même occasion bons nombres de sentiers forestiers. Des endroits oubliés de tous, un moyen de voyager à l'abri des regards.
Mais c'est l'envie de revoir les miens qui m’a finalement décidé à repartir pour ma patrie. Après une vingtaine d'années à vivre comme je l'entendais, tantôt avec les humains, tantôt sans eux, il était grand temps de retourner chez moi.

Lorsque je suis rentrée, la tribu m'apprit que mère avait été emprisonnée pour vol dans les geôles de Cristal et bien entendu, c'était sur moi que l'on comptait pour la faire sortir. Depuis le temps, nous faisons partie de la famille. Chaque femme de ce clan était un peu comme ma mère, il était normal de comprendre leur vœu.
Je suis donc partie pour la capitale, là j'ai mené ma petite enquête pour savoir ce qui s'était exactement passé.
Ce qui ressortait de pratiquement tous les témoignages était qu'elle avait été prise en flagrant délit de vol. Qu'elle n'avait pas obtempéré pour se rendre et qu'en essayant de fuir elle avait blessé gravement trois gardes de la ville et cinq de manière superficielle. Elle avait largement dépassé les bornes et pour des choses qui me semblaient futiles. La nourriture, bien que difficile à trouver, n'avait jamais été un réel problème pour nous, quant aux vêtements… ce n'était que pure folie de sa part.
Elle méritait d'être enfermée. Mais c'était ma mère et j'avais fait une promesse, celle de la ramener vivante chez nous.
J'ai demandé audience à la Reine pour pouvoir m'adresser à elle et ainsi plaider la cause de ma mère. En échange de sa liberté, j'ai offert un remboursement et/ou mes compétences de pisteuse-chasseuse d'une durée aussi longue que la peine de Syrielle.


De mille cinq-cents cinquante-trois à mille cinq-cents soixante-six je fus assignée aux rejetons royaux. Siriel Wineldil et Sorel Wineldil étaient tous deux des enfants lorsque je les ai rencontrés pour la première fois.
Sorel s'est avéré être un très bon élève, studieux quoi qu'un peu facétieux.
Un jour où il s'était particulièrement bien débrouillé et montré très attentif, je l'avais emmené avec moi à dos d'Edoux pour lui montrer des créatures très… spéciales et uniques. Un peu avant d'avoir atteint le littoral, nous avions mis pied à terre pour commencer à pister ses adorables petites bestioles.
Il nous avait fallu plus de deux heures pour arriver à une trace exploitable. Bien des enfants d'une dizaine d'année auraient abandonnés, mais pas le petit Prince. Il était aussi excité qu'une puce et je le sentais frémir à mes côtés alors qu'il s'efforçait de rester parfaitement immobile suite à mes ordres. Il faut dire que je lui avais promis un beau cadeau d'anniversaire s’il se tenait sage.

Sous le vent, nous remontions à proximité des Erestones. Une créature dite mystique mais que j'avais eu l'occasion de découvrir lors de mes excursions en solitaire. Puis, tout s'enchaîna trop vite. L'un des adultes signala notre position et tous plongèrent. Sorel Disparut un instant de mon champ de vision, trop tard. Attrapant un petit, il venait de tomber dans les eaux. Que Woda le protège, le temps pour moi de rompre la distance qu'une chose extraordinaire se produisit.
Sous mes yeux, le prince venait d'être sauvé par un Léviathan sorti de je ne sais où, mais j'étais foutrement contente de le voir. Une fois qu'il l'eut posé sur la berge et qu'il fut à une distance respectable, je me précipitais vers lui.
Prenant l'enfant dans mes bras je fus soulagée de voir qu'il n'avait rien de cassé et qu'il était conscient.

"- Prince ou pas, vous être d'une incroyable sottise! Vous auriez pu mourir !"

Le ton se voulait dur et réprobateur, mais j'étais surtout soulagée de le voir en forme.
Retirant ma veste de cuir, je lui mis sur les épaules après avoir retiré son haut. D'un geste vif je le fis prendre place sur ma monture avant de rentrer au palais. Pour sûr, j'allais en prendre plein la tête. Fini les virées entre amis pour le petit gars.

Le prince est quelqu'un de très doué et je suis certaine qu'il n'a jamais donné la pleine puissance de son potentiel lors de mes cours, mais qu'il en soit ainsi, à dix-neuf ans, il n'eut plus besoin de moi, tout comme sa sœur. Mon engagement vers la famille royale prit fin en même temps que ma relation avec la famille royale.
Depuis treize longues années j'avais été éloignée des miennes.

En mille cinq-cents soixante-seize, j'arrive enfin à apprivoiser un Lunae. Après cinq longues années à les suivre, à essayer de me faire accepter d'eux, un des derniers nés se prend d'affections pour moi. L'animal est craintif mais à force de patience et d'attention, un lien très fort se crée entre lui et moi. Le petit mâle est vigoureux et adore le poisson. Je lui donne le nom de Léros, un clin d'œil à un de mes anciens protégé d'un très grand potentiel. Espérons que ce nom lui porte chance comme il semble porter chance à son véritable propriétaire.

Après ce tour de force, je redescends dans le sud sur les côtes de Numis, c'est là que je me retrouve confrontée à un raid de Harpies. Je pensais ses créatures éteintes depuis la grande bataille de mille trois-cent cinquante et un. La surprise est de taille, les petits gens essaient de fuir, la panique n'aide pas à créer une bonne défense. Prise dans le feu de l'action, je me défends tant bien que mal. Même si je suis une experte dans le maniement de mes keris, ils sont trop courts pour avoir la portée escomptée. J'arrive à blesser une Harpie lorsqu'elle essaie d'emporter un des hommes proches de moi.
C'est une de ses sœurs qui m'envoie balader sur plusieurs mètres. Le vol n'est pas un souci, c'est l'atterrissage… percutant un mur de plein fouet, je sens quelques côtes grincer. Il en faut pourtant plus pour m'arrêter, un peu sonnée, je retourne au front pour essayer de mettre à l'abri autant de monde que possible.
Bilan des courses: Humains : une dizaines de disparus, plusieurs morts.
Femme des glaces : deux côtes fêlées, un hématome géant, plusieurs écorchures.
Harpies: une morte, et une blessée.


Ellipse des 2 ans
Après avoir vomi tripes et boyaux, presque chaque matin, et après confirmation auprès d’une herboriste, j’ai pris ma décision de quitter le Royaume des Glaces. Lorian a fait du bon boulot sans vraiment s’y attendre, je pense, son enfant est désormais dans mon ventre.
Ne voulant pas partir comme une voleuse, je l’invite à manger et lui annonce mon départ. Je le remercie chaleureusement pour tout ce qu’il a fait pour moi. Je lui dis qu’il sera toujours le bienvenu dans la forêt de Lysur, là où je vis. Après une étreinte la plus chaleureuse dont je suis capable, et une embrassade, je reprends la route.
Les nausées matinales ne sont pas agréables, mais je fais avec, le temps du trajet de retour.

Passant à proximité des ruines, j’entends les bruits de combat. Mon instinct me souffle de faire un détour et je suis tout à fait d’accord avec lui, jusqu’à ce qu’un truc blond et mou atterrisse non loin de moi.

Je jette un coup d’œil à l’homme sonné à quelques pas de moi. Je tourne les talons, mais j’entends les combats se rapprocher. Soupirant et persuadée que je fais une connerie, j’attrape l’homme par les bras et le traine aussi bien que je peux jusqu’à ce qui était mon campement.
Les Crocs vifs ne s’y sont pas installés, mais je sens qu’ils rôdent dans le coin, dérangés par la bataille qui se déroule sur leur territoire. Peut-être devrais-je changer de coin et gagner les Crocs de Talamh lorsque l’enfant sera là et un peu plus vieux ?

Après avoir dressé mon chez-moi, je prends le temps d’examiner le blessé et de le soigner. La situation m’en rappelle une autre et le rire s’empare de moi. Les hommes des étoiles ne sont décidément pas bien résistants.

Diagnostique ? Côtes cassées, un bras droit fracturé et jambe gauche, bah pas mieux.
Autant dire que je me serais passée de jouer les infirmières. Moi qui rêvais de me la couler douce à la maison, me voilà en train d’improviser des atèles pour lui immobiliser les membres et à faire des bandages. Autant dire qu’il restera quelques jours en ma compagnie. J’apprends donc qu’il s’appelle Joachim et qu’il est plutôt bien foutu. Hehehehe bah oui, vous croyez qu’il pouvait faire sa toilette tout seul ?
Lorsqu’il est capable de remarcher, enfin de boitiller, je me fais guider jusqu’à l’arche. Enfin jusqu’aux abords de l’arche. Tous ces humains, tous ses bipèdes me rendent étrangement nerveuse. Aucune envie de passer mon temps à d’émouvants adieux, aussitôt que possible, je prends la clé des champs et rejoins mon chez-moi.

Je ne sais pas si c’est mon mode de vie ou si ce n’est que du à la grossesse, mais j’ai l’impression que mes sens sont affûtés à leur paroxysme. Je redécouvre chaque goût des aliments que je mange. La chasse est excitante et parfois sentir d’autres prédateurs autour de moi me rend nerveuse au point où j’en viens à me demander si je n’en suis pas un moi aussi.

Lors des premières visites que Joachim me fait, mon comportement est clairement hostile. Puis avec du temps et de la patience, il réussit à m’apprivoiser. Ouais j’ai beau chercher j’trouve pas d’autre mot plus juste à ce moment précis. Son odeur est devenu familière et au fur et à mesure, apaisante. Il m’aide même pour des tâches de la vie de tous les jours que mon ventre ne me permet plus de faire sans bien des efforts.
C’est lors d’une de mes toilettes quotidiennes où il m’aide que tout dérape. Le geste est doux et agréable, le massage me donne l’impression de flotter et tout s’enchaîne plus vite que ce que j’aurais imaginé. Je l’attire à moi et l’embrasse à pleine bouche sans vraiment lui laisser le loisir de protester. Une fois après avoir couché avec lui notre relation voit le jour de manière très naturelle.

Il m’aide à mettre au monde mon fils, Jörgan ! Je pense qu’il est ma plus belle réussite et ma plus belle aventure dans ma vie. Il est parfait, tout simplement parfait. Pas une seule arabesque ne recouvre sa douce petite peau bleutée de bébé. Jochen ce jour-là semble touché et le plus fier des hommes, comme si ce petit bout était aussi de lui, alors que pas du tout en fait.

Dès que jen ai la force, j’écris une lette pour Lorian.

Félicitation,
La même couleur de peau...
I.


C’est Jochen qui envoie la lettre. J’espère de tout cœur qu’elle lui arrivera. Il est le père de mon enfant, et même si je me refuse à aller dans les terres de glace, je ne suis absolument pas contre l’idée que Lorian puisse voir son fils.

Pendant les premiers mois de l’existence de Jörgan, je veille jalousement sur lui, évitant au maximum le contact avec l’extérieur. Son terrain de jeux est le mien… La forêt. Et puis Léros semble l’intéresser beaucoup plus qu’aller découvrir le monde qui l’entoure. À un an, alors qu’on ne marche pas tout à fait, un compagnon à quatre pattes, c’est plus drôle, surtout si on peut lui tirer la queue.

Ce n’est que depuis peu que j’accepte de l’emmener avec moi lorsque je fais des sorties éclairs. Jochen ne comprend pas trop pourquoi je le surprotège, de mes congénères surtout. Mais un homme des glaces est un joyau précieux. Et il s’avère que celui-ci est MON joyau, MA fierté, MON tout petit. Il est hors de question qu’une bande de harpies givrées me le prenne. Lorsqu’il sera en âge de faire ses propres choix alors là seulement, je le laisserai choisir, mais pas avant.

Lors des un an de mon fils, je fais parvenir une nouvelle lettre à Lorian:

Si tu descends dans notre région. Passe nous voir.
I.



Aujourd’hui, je coule des jours agréables loin des histoires de succession et de pouvoir des grands de ce monde. J’aime voir passer le temps au côté de mon seul amour Jörgan et de mon compagnon Joachim.


Informations IRL
▬ Pseudo :Maz
▬ Âge : 27ans
▬ Comment avez-vous connu le forum ?Par Rafaël et puis je suis là depuis la V1
▬ Quel code se cache dans le règlement ? OK by Vanessa
▬ Comment était surnommé la nouvelle Reine de Feliona, avant d'être couronnée ? OK by Vanessa
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JE M'APPELLE Solyma ET JE SUIS Fondatrice ▬ Solyma
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Informations RolePlay
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Métier:
Disponibilité pour RP:
Message(#) Sujet: Re: Isen Hyinen Jeu 7 Jan - 22:40

FICHE VALIDÉE
"C'est partie pour le Grand Voyage ! Découvrons Sorëan et l'Arche tous ensemble !"

Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur L'Arche de Sorëan et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants, ainsi que d'aller recenser ton groupe et ton métier.
De plus, n'oublie pas de remplir ton Profil s'il te plait ! Il te faudra aussi activer la partie "Information Roleplay" !

De plus, sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci. Sache que le modèle proposer de codage n'est pas obligatoire, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mit à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


Le staff te souhaite la bienvenue!

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