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JE M'APPELLE Ishy Nat Eiran ET JE SUIS Talreanne
Diverses Informations
Multi-Compte : Kenichiro Natsumaru, Jykhara Glorenyë, Pyreinth Kendrak & Satice Drolus

Informations RolePlay
Âge: 44 ans
Métier: Impératrice douairière & Duchesse de Tilesse
Disponibilité pour RP: Ralentie
Message(#) Sujet: Ishy Nat Eiran Dim 24 Jan - 13:56

Identité du Personnage
Informations Générales
▬ Nom : Nat Eiran (originellement Edelstein)
▬ Prénom : Ishy Narya
▬ Âge : 44 ans, née en 1540
▬ Genre :

▬ Groupe : Empire de Talrëa
▬ Métier ou Fonction : Impératrice douairière (mère de l'actuel Empereur) & Duchesse de Tilesse

▬ Origine : Sorëan
▬ Nationalité : Talrëane

Psychologie & Physiologie
Femme de caractère, un peu sauvage, franche et assurée, farouchement indépendante, accrochée à ses convictions profondes. Voilà comment l’on pourrait décrire celle qui fut il y a encore quelques années la femme la plus puissante de tout l’Empire de Talrëa. Bien qu’elle-même n’ait jamais outrepassé les règles et qu’elle n’ait pas excessivement jouis de cette puissance… La politique l’ennuie. Les bassesses de la Cour impériale, les coups de poignards comme les cajoleries, l’écœurent. L’effacement policé et l’existence oisive réservée aux femmes lui font horreur. Ishy Edelstein a toujours été une femme pleine de vie, à l’intelligence vive et une amoureuse des bois. La nature lui plait, par son calme, son imprévisibilité et l’absence de courtisans à foisons. Sa liberté d’esprit et sa grande tolérance lui ont valu des remontrances de ses parents, des pairs de l’empire et même quelques fois de feu son époux, Sidus Nat Eiran. Fière et persévérante, Ishy n’a jamais baissé les bras, n’a jamais abandonné ses convictions face à l’adversité. Pour elle, un empire fort doit faire preuve de clémence, d’autorité, de justice et surtout, d’évoluer. Un pays statique, rivé sur les traditions les plus archaïques, ne peut espérer survivre aux assauts du temps. Ishy prend sur elle pour ne pas juger sans connaître mais elle pardonne difficilement, plus encore quand c’est sa famille ou son proche entourage qui souffre. Son cœur de fille, de sœur, d’épouse puis de mère est tendre, généreux et protecteur. Et c’est telle une lionne qu’elle défend chèrement son honneur et ses proches. Taquine et mutine à ses heures, loin des regards indiscrets de la Cour, cette femme forte devient une enfant chasseresse, le ciment d’une famille et retrouve le sourire en compagnie de ses amis. Avare en conseils, soutien indéfectible de ses frères, de sa belle-sœur et surtout de son fils chéri, Ishy Nat Eiran n’avait déjà pas finis de faire parler d’elle, quand bien même s’était-elle exilée pour une retraite dans son duché natal. Son retour sur la scène politique démontre plus encore sa détermination et sa force morale. La lionne de Drahokam est de retour et plus redoutable que jamais.

Ishy Nat Eiran est une femme comme on en voit peu. Bien qu’issue de la noblesse et possédant la grâce qui sied naturellement à ce milieu, il y a quelque chose d’indéfinissable, d’indomptable même, qui émane de sa personne. On aime ou on hait Ishy mais on ne peut rester insensible et indifférent face à elle. Grande, presqu’autant qu’un homme même si elle a tendance à se tasser en privé, elle a tout d’une femme mûre, bien que les années ne lui ait pas épargné quelques rides de contrariété sur son front haut ou d’autres à la commissure de ses lèvres prêtes à sourire. Des cernes d’inquiétude s’étalent régulièrement sous ses yeux, qu’elle s’empresse de cacher sous du maquillage. Son pas est sûr, vif, tel celui d’une femme habituée aux sports équestres tels que la chasse, le dressage des faucons et le tir à l’arc. Ses gestes ont beau être gracieux, ils n’en sont pas moins précis et habiles. Élancée sans pour autant être maigre, les affres d’une maternité difficile lui ont laissé des hanches larges de mère et des seins lourds. Sa stature athlétique compense aisément la mollesse des ans. Son visage est sculptural, sur lequel sont gravés des traits ciselés et réguliers, tantôt sévères tantôt malicieux. Son long nez surplombe des lèvres minces. Ses pommettes hautes et saillantes creusent ses joues. Son regard est celui d’un rapace : aiguisé, observateur, vigilant, pénétrant même. Ses prunelles sont de la couleur de l’automne : brun tirant sur le rougeâtre. Sa longue chevelure, qui balaie ses reins, était autrefois d’un beau blond. Avec les années, les inquiétudes et le micro climat de la capitale Tilesse, ils sont devenus blanc aux légers reflets dorés. Etant originaire du Duché de Grenat, territoire au sud de l’empire et proche du littoral, sa peau est cuivrée et mate. Selon les canons de beauté de la Cour et plus généralement de l’empire, Ishy est trop cela et pas assez ceci : on trouve toujours à redire sur sa mise ou son physique un peu particulier. Mais nul ne peut faire comme s’il ne la voyait pas. Quand sa voix grave un peu rauque s’élève, on écoute Ishy Nat Eiran.

Biographie
Le soleil brillait avec éclat, dans le ciel bleu sans nuages qui surplombait le duché de Grenat. La cour du château en profitait pleinement. Un peu à l’écart de la fontaine, près des jardins, avait été disposés sur le sentier une table, un fauteuil droit et un petit tabouret rembourré. Deux dames et un domestique y avaient pris place. Ce dernier tenait une ombrelle à hauteur précise pour masquer les rayons trop cruels du soleil aux deux femmes. La première d’entre elles arborait une moue ennuyée en lisant un petit livre à reliure de cuir. La seconde, plus âgée, regardait droit devant elle avec un air pensif, plongée dans ses pensées. Un autre domestique, une jeune femme, vint à leur rencontre. Elle déposa un plateau chargé d’un service à thé fumant sur la table puis s’esquiva avec une révérence. La grande dame tendit la main pour se servir lorsqu’elle aperçut un pli cacheté parmi les petites pâtisseries. Elle brisa le sceau de cire, reconnut les armoiries et lut avec un léger froncement de sourcils. Le silence dominait la petite tablée. Jusqu’à ce que la lettre finisse impitoyablement froissée sur le plateau. La jeune dame releva la tête avec étonnement.

- Ce message vous importune-t-il, Votre Grâce ? s’enquit-elle.

Ishy Nat Eiran haussa un sourcil et se massa la tempe droite. Ce genre de corvées – car c’était bien de cela qu’il s’agissait – ne l’enchantait guère, plus encore par les temps qui couraient.

- La comtesse Baelfire nous invite à un souper en compagnie d’autres dames de la Cour.
- Et n’êtes-vous pas heureuse ? On dit que ses cuisines regorgent de merveilles et de nouveautés !
- Non point, Ansea.
- Vous n’irez pas ?
- Je demanderais à ce qu’on excuse mon état de santé. Une indigestion m’aura clouée au lit.
- Ne craignez-vous pas que la comtesse s’en offusque ?
- Je craindrais seulement l’oubli. Car si jamais plus aucune invitation futile de la Cour ne me parvient, cela signifiera ma perte. Ce jour maudit, je n’aurais plus aucun soutien ni partisans à la Cour de mon fils. Et Solyma seule sait ce qu’il adviendra de l’empire !


L’Impératrice douairière, pour avoir vécu de si longues années à Tilesse, dans cette Cour fastueuse et menteuse, savait que chaque sourire pouvait y cacher un poignard. Et que derrière chaque geste de l’Empereur, des centaines d’yeux l’épiaient. La nuit, elle avait parfois peur pour la vie de son fils. Au réveil, ses doutes disparaissaient et elle redevenait la femme forte, au caractère franc et à l’esprit vif, qui avait su mater les loups voraces qui tournaient autour de Taranis après la mort de son père. La même femme qui avait su tenir tête aux précepteurs imposés par sa charge d’Impératrice pour pouvoir éduquer elle-même son fils unique, seul fruit donné par les dieux. Taranis était son joyau. Et s’il volait dorénavant de ses propres ailes, épaulés par ses conseillers et sa fidèle épouse, Ishy n’avait pas dit son dernier mot. De loin, elle veillait. Elle ne laisserait personne faire du mal à sa famille et contrarier le destin de l’empire de Talrëa.

Ses frères se moquaient parfois d’elle à ce sujet. Lyro, beaucoup moins mais il lui avait déjà fait part de ses doutes concernant l’attention trop étouffante que l’Impératrice Mère pouvait éprouver pour son enfant. A chaque lettre de Stern, en revanche, elle riait de voir que la vie, malgré les morts et les trahisons, continuait. Son aîné ne s’arrangeait pas avec l’âge. Cela lui allait si bien, d’ailleurs ! Ishy ne s’était jamais sentie aussi proches de ses frères que depuis sa retraite sur ses terres natales. Père, Mère, Sidus : ils l’avaient tous quittés. Ne restait que Lyro, nouveau duc de Grenat et Stern le Mage. Le sang des Nat Eiran et des Edelstein se mêlaient en Taranis. Il incarnait l’espoir, le renouveau, la gloire. Elle espérait seulement vivre assez longtemps pour pouvoir le voir…

- Votre Altesse. Sa Grâce votre frère vous informe qu’une chasse au cerf se déroulera cet après-midi. Souhaitez-vous y participer ?

Ishy retrouva le sourire. Une pâle esquisse, dont le seul désir était de croître.

***
En hiver 1540, lorsqu’une violente tempête submergea les littoraux du duché de Grenat, naquit Ishy Edelstein, unique fille et deuxième enfant du couple ducal. Eduquée pour être une grande dame de l’aristocratie de l’Empire, on ne lui refusa aucun de ses innombrables caprices étant plus jeune. Ses parents lui passaient tout. Ishy n’en était pas pour autant une peste. Tel un fruit en train de mûrir, sur la haute branche de l’arbre, la petite fille observait et apprenait. Jouissant de son statut privilégié, elle ne se priva pas de tempêter après ses frères, les domestiques ou de jouer des tours pendables aux commis des cuisines. Elle apprit les bonnes manières, la musique, la danse et l’équitation. Elle aiguisa son esprit avec les années. Elle ne s’assagissait pas mais prenait garde à son jugement. Ishy demeurait une forte personnalité derrière son apparence fragile et espiègle. Adorée par ses parents, elle fut pourtant un peu écartée de la vie politique si dense de Talrëa. Elle était du sexe faible et ne gagnerait une place sur l’échiquier du pouvoir que grâce à un bon mariage. On lui accorda néanmoins de fortunés et respectés précepteurs, suite à un ultime caprice. Elle voulait tout savoir du grand monde, au-delà du duché. Elle engrangeait le savoir, dans nombres de domaines tels que la chasse, la navigation ou encore l’histoire, avec une soif inextinguible. Rien ne semblait venir à bout de sa curiosité insatiable.

Ishy ne put pas échapper à sa condition très longtemps. Elle fut fiancée dès l’âge de huit ans au prince héritier du trône impérial, Sidus Nat Eiran, par un commun accord entre les deux partis. Habituée à ce genre d’arrangement dans les grandes familles, Ishy ne se rebella pas. Elle n’était qu’une enfant et rêvait encore du prince charmant. Les années passèrent et la sauvage fille du duc avait presque oublié cette future mésaventure avec un parfait inconnu. Convoler ne faisait plus parti de ses projets d’avenir. Elle aurait voulu visiter la Tour des Mages, rencontrer des membres du Peuple des Glaces, voir le monde par ses propres yeux. Cela ne se fit pas. Son frère aîné, Stern le mutin et le rusé, Stern le grand séducteur, avait été écarté de la succession. Il s’était révélé Mage. Le titre d’héritier échut naturellement au plus jeune de la fratrie, Lyro, un garçon doux et studieux, qui allait se révéler particulièrement rancunier. Pour la première fois, le trio Edelstein se trouvait séparé. Ishy adorait ses frères. Elle devint au fil du temps le ciment affectif entre eux. Car Lyro grandit sans son aîné farceur pour apprendre de lui. Et sa sœur chérie le quitta de même à l’aube de ses quinze ans. Le mariage avec le prince Sidus fut scellé. L’époux d’Ishy avait six années de plus qu’elle, un caractère dont elle s’accommoda avec le temps et un avenir grandiose. Elle n’avait pas été préparée à cela. Elle pensait épouser le fils d’un duc ou, au pire, le cadet d’un quelconque marquis de la frontière avec le Royaume de Féliona. Les fiançailles avec le futur Empereur avaient semblé tellement lointaines à l’époque ! Les premières désillusions survinrent à son arrivée à la capitale. Tilesse la resplendissante, Tilesse la dévoreuse, où la Cour menait tambours battants un train de vie seigneurial de quoi faire pâlir d’envie tous les nobles du monde. Où la Cour jouait avec les uns et les autres, où chaque mot possédait un double tranchant, où chaque regard était là pour vous espionner. Ishy détesta cette ambiance dès les premiers jours. Réfugiée dans ses livres ou chevauchant dans les bois privés de l’Empereur, elle regrettait son bien-aimé duché et la liberté qui lui était acquise là-bas et qu’elle devait sans cesse revendiquer ici.

Dans l’année de ses seize ans, elle mit au monde son premier et unique enfant. Taranis devint son ultime joyau, son réconfort, sa forteresse. Elle avait donné un enfant mâle, un héritier à Sidus et à l’Empire de Talrëa. Sa place en tant que princesse impériale fut pleinement reconnue et acceptée. Elle avait accompli son devoir d’épouse, pour le bien de son pays. Les mauvaises langues se tarirent sur son comportement digne d’une donzelle de basse extraction. Ishy, par cette naissance, se donnait une façade imprenable face aux commérages. Tout ce qu’elle faisait, elle le faisait dorénavant pour son fils. Elle ne pouvait espérer d’autres enfants. L’accouchement s’étant révélé difficile, on crut que les fièvres allaient l’emporter. Mais Ishy était une battante. Elle vivrait pour Taranis. Sidus, dans le même temps, reconnut quelques qualités d’esprit à son épouse. Le couple s’entendait mieux, souriait en public, partageait une affection sincère en privé. Comme pour elle jadis entre ses deux frères, le petit prince Taranis devint le ciment du couple impérial. Les temps s’assombrirent quelque peu ensuite. L’Empereur, père de Sidus, mourut, léguant son empire à son unique fils. Sidus fut couronné peu après les funérailles et le deuil officiel, ainsi que son épouse. Ishy devint Impératrice la même année que les deux ans de son petit Taranis. Les années qui suivirent montrèrent davantage, s’il était besoin de le préciser, à quel point la jeune femme avait du caractère. Elle refusa la plupart des nourrices et autres femmes de la suite du prince héritier. Outre ses taches d’Impératrice, elle accordait beaucoup de son temps à son fils. Elle voulait lui inculquer tout ce qu’elle savait, lui ouvrir les yeux sur le monde, l’émerveiller et le protéger. Son amour maternel un peu trop étouffant lui fut souvent reproché par la Cour. Sidus se taisait sur le sujet. Au contraire, cette situation lui plaisait. Voir sa femme tenir tête à ses dames de parages et à ses ministres avait quelque chose de très amusant, voire de jubilatoire. Mis à part quelques amies et son époux lui-même, Ishy ne donnait sa confiance qu’à sa belle-mère, l’Impératrice douairière. La mère de Sidus l’avait prise très tôt sous son aile, dès son mariage. Elle lui apprenait à se défier des jeux politiques et à parler comme une vraie duchesse habituée aux incessants tumultes de la Cour. En y songeant encore, Ishy était certaine qu’elle n’aurait pas survécu sans elle.

La nouvelle Impératrice ne vivait pas seulement pour son fils. Elle apprit à s’intéresser à la politique et ses enjeux, même si cela la rebutait dans un premier temps. Poussée par l’Impératrice douairière et quelques encouragements tacites de la part de Sidus, la jeune femme décida de se faire le mécène d’artistes à la Cour. Son petit cercle d’érudits s’agrandit assez rapidement. Elle favorisa même l’entrée à la Cour de quelques Mages, mêlés dans son cercle d’amis. Elle pouvait étudier et discuter avec eux de tout. Elle pouvait voir le monde extérieur par leurs yeux, puisqu’elle-même ne quittait pas la capitale. Des savoirs appris grâce à ces amis, protégés et financés par ses soins, elle en inculqua la plupart à Taranis, essayant de cultiver sa curiosité naturelle et son ouverture d’esprit. Elle ne voulait pas seulement en faire un bon Empereur. De cela, Sidus s’en chargeait déjà. Elle voulait éduquer son fils pour qu’il soit un homme bon, quelqu’un qui pense d’abord au peuple et à l’avenir de l’empire, avant de songer au pouvoir. Ishy reçut également plusieurs ambassadeurs, se chargeant lorsque Sidus avait achevé les négociations, de prendre soin des invités de marque en les invitant à des spectacles, des parties de chasse ou à seulement discuter de leurs contrées respectives. C’est ainsi qu’elle garda contact avec le monde extérieur pendant ces longues années de règne.

L’année des 19 ans de Taranis porta un coup d’arrêt au règne de Sidus Nat Eiran. Une maladie foudroyante, mêlée d’accès de fièvres et d’alitements, emporta l’Empereur. Ishy ne pleura pas devant les courtisans, tandis qu’elle tenait encore la main de son époux mort, un ami plus qu’un amant certes, mais qu’elle avait appris à aimer. L’Impératrice sa mère avait déjà quitté cette terre, morte tranquillement dans son lit. Ishy se sentait seule et perdue, loin de ses frères et de ses plus proches amis. Elle versa enfin les larmes qu’elle retenait en privé, cachée dans ses appartements. Ce fut la première et la dernière fois que Taranis vit sa mère pleurer. Taranis fut couronné Empereur de Talrëa dans le sillage des funérailles impériales. Ishy acquit le statut de son ancien mentor. Débuta alors le règne de Taranis Nat Eiran. Ishy observe la composition du conseil et du cercle d’amis de son fils, sans toutefois trop interférer. Les choix appartenaient à Taranis, elle ne pouvait que lui donner aide et conseils. Elle était fière de son fils et priait Solyma de lui accorder une longue vie. Cependant, elle ne se sentait plus à sa place à Tilesse. Son salon d’artistes et d’érudits, toujours fidèle, ainsi que Taranis lui-même sur le trône, la poussaient à demeurer à la Cour. Pourtant, elle envisageait de plus en plus sérieusement de se retirer. Le Duché de Grenat lui manquait. Ses rêves d’autrefois lui manquaient. Une page de sa vie venait de se tourner. Si elle ne voulait pas mourir de mélancolie, elle devait aller de l’avant.

Elle décida finalement de quitter la Cour peu après le mariage de Taranis avec la fille du Duc de Numis. La jolie Irisia lui inspira très vite confiance. Elle noua d’emblée de bonnes relations avec elle, agissant comme la grand-mère de Taranis l’avait jadis fait pour elle. Irisia était la femme qu’aimait sincèrement son fils, il l’avait choisie pour régner à ses côtés : elle faisait confiance à son jugement. Si l’annonce de la stérilité de la nouvelle Impératrice ternit toutefois le tableau, Ishy prit sur elle, reléguant sa tristesse et son dépit au second plan, pour apporter son soutien et sa protection à la jeune femme. La Cour jasait, recommençait à se peupler de délateurs et d’arrivistes aux dents longues. Ishy en vint à regretter de n’avoir pu donner naissance à d’autres enfants. L’Empire de Talrëa avait besoin d’un héritier. Et si Taranis et Irisia ne pouvaient pas avoir de descendance, il faudrait piocher dans les adoptions impériales ou les lignées les plus proches. Un calvaire pour les généalogistes ! L’Impératrice douairière entretenait toujours une correspondance assidue avec le couple impérial, ses amis restés à la Cour, ainsi qu’avec quelques Mages et Inventeurs qui parcouraient le continent d’Erkin. Elle gardait un œil sur la Cour à Tilesse, depuis son duché natal.

Elle eut bien fait de se tenir informée car les événements ne tardèrent pas à s’enchaîner dans une spirale infernale. Elle revint à Tilesse pour l’anniversaire de son fils et les Fêtes de Solyma, prenant au passage la jeune héritière Lagneya Aralas sous son aile, charmée par sa spontanéité et son venin. Elle y découvrit le plan secret de ses enfants qui consistait à recevoir l’aide du Peuple des Etoiles – ces Terriens – et ainsi donner l’occasion à Irisia d’enfanter. Ishy demeura à la capitale tout le temps que dura la grossesse de sa belle-fille. Et lorsque naquirent les triplés et que la jeune mère était bien portante, sa joie et son soulagement furent au moins aussi grands que l’allégresse que cette nouvelle répandait dans tout l’empire. Après tout, ces Terriens n’étaient pas si mal. Elle apprit également que son cher frère Stern était nommé Haut-mage, ce qui la fit beaucoup rire.

L’Impératrice-mère bifurqua,  lors de son voyage de retour à Drahokam, par l’Arche, pour enfin contempler le gigantesque vaisseau de métal et rencontrer quelques membres de cet étrange peuple exilé. Plutôt satisfaite de sa courte visite là-bas, elle se promit de revenir plus tard. Puis vint la nouvelle la plus tragique qui lui ait été donnée d’entendre. Si elle demeura forte dans ses apparitions publiques, son frère Lyro la vit pleurer dans le privé. Irisia était morte, empoisonnée par traîtrise et laissait ses trois enfants orphelins de mère. N’était-ce déjà pas assez de perdre son époux subitement Maintenant, elle perdait celle qu’elle avait longtemps considérée comme sa propre fille. L’annonce de la mort de l’Impératrice de Talrëa fit grand bruit, au moins autant que le couronnement de la nouvelle Reine des Glaces et celui de la mystérieuse Reine de Féliona.

Ishy reprit aussitôt la direction de la capitale et, en l’absence d’un noble de confiance, accepta le rôle de Duchesse de Tilesse. Elle devait rester auprès de Taranis dans cette épreuve. Elle devrait tempérer ses ardeurs vengeresses… Sans toutefois oublier d’arrêter les coupables. Ce crime ne resterait pas impuni. Ishy était prête à faire tout ce qu’il fallait pour châtier les assassins. Réactivant l’entièreté de son réseau d’informateurs - espions, chevaliers, artistes, Mages et Inventeurs – à travers l’empire, elle reprit les rênes du pouvoir à Tilesse comme si elle ne l’avait jamais quitté. Il était temps que tout le monde se rappelle qu’elle pouvait aussi dangereuse et redoutable en affaires que le pire des comploteurs.

Informations IRL
▬ Pseudo : Persée
▬ Âge : 22 ans
▬ Comment avez-vous connu le forum ? Revenante de la V1
▬ Quel code se cache dans le règlement ? OK by Vanessa
▬ Comment était surnommé la nouvelle Reine de Feliona, avant d'être couronnée ? OK by Vanessa
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JE M'APPELLE Solyma ET JE SUIS Fondatrice ▬ Solyma
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Multi-Compte : Tous les Admins ♥

Informations RolePlay
Âge:
Métier:
Disponibilité pour RP:
Message(#) Sujet: Re: Ishy Nat Eiran Dim 24 Jan - 19:17

Coucou^^

Ravi de retrouver notre cher impératrice-mère qui remontre les crocs^^

Il y avait juste une petite erreur, Stern n'a pas été nommé Archimage mais Haut-mage. Il ne faut pas confondre le poste d'arhicmage qui sont les dirigeants politiques de l'ordre avec le poste de Haut-mage qui est l'administrateur de la tour^^

Mais inutile de s'en faire, j'ai corrigé cela dans ta fiche, et pour le reste:


   
FICHE VALIDÉE
"C'est partie pour le Grand Voyage ! Découvrons Sorëan et l'Arche tous ensemble !"

Félicitation !
   Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur L'Arche de Sorëan et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

   Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants, ainsi que d'aller recenser ton groupe et ton métier.
   De plus, n'oublie pas de remplir ton Profil s'il te plait ! Il te faudra aussi activer la partie "Information Roleplay" !

   De plus, sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci. Sache que le modèle proposer de codage n'est pas obligatoire, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

   Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mit à ta disposition pour cela !
   Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

   N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


   

Le staff te souhaite la bienvenue!

Voir le profil de l'utilisateur http://sorean.forumactif.org
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